Que faire à Castellana Grotte

À vingt minutes de la masseria, l'un des plus vastes réseaux souterrains d'Italie. La visite se réserve et se choisit : voici comment.

Concrétions calcaires illuminées dans une grotte souterraine
Trois kilomètres de galeries sous la Murgia

Pourquoi descendre à Castellana

Il faut le dire d'emblée : on ne va pas à Castellana Grotte pour la ville. On y va pour ce qu'il y a dessous.

Toute cette partie des Pouilles repose sur un plateau calcaire, la Murgia. C'est la même roche qui donne aux falaises de Polignano leur blancheur et leurs grottes marines, et aux campagnes leurs murets de pierre sèche. À Castellana, l'eau a travaillé cette roche pendant des millénaires et a creusé, sous les champs d'oliviers, un réseau de galeries qui s'étend sur plus de trois kilomètres et descend à cent vingt-deux mètres.

Ce contraste est ce qui rend la visite mémorable. On quitte une campagne écrasée de soleil, on descend quelques dizaines de marches, et l'on se retrouve dans une fraîcheur constante, entre des colonnes de calcite qui ont mis des siècles à se former goutte après goutte.

C'est aussi, très concrètement, la sortie idéale d'un après-midi de canicule — celle qu'on garde en réserve pour le jour où la piscine ne suffit plus.

Deux parcours : lequel choisir

C'est la seule décision à prendre avant de venir, et elle mérite deux minutes de réflexion — car les deux parcours ne montrent pas la même chose.

Le parcours partiel couvre environ un kilomètre et dure une cinquantaine de minutes. Il part de la Grave, l'immense caverne d'entrée, ouverte sur le ciel — c'est par elle que le réseau a été découvert. Il donne une idée juste du lieu, et il suffit largement avec de jeunes enfants ou par temps compté.

Le parcours complet couvre trois kilomètres et demande une centaine de minutes. Il reprend le même début, puis continue bien au-delà, jusqu'à la Grotta Bianca — la dernière cavité, à quelque mille cinq cents mètres de la Grave, à laquelle on accède par un petit portail creusé dans une paroi d'albâtre. C'est elle qui vaut au site sa réputation, et elle n'est visible que sur ce parcours.

Notre avis, sans détour : si vous faites la route, faites le parcours complet. La différence de temps est d'environ cinquante minutes ; la différence de ce qu'on voit est bien plus grande. Le parcours partiel se justifie surtout par les jambes fatiguées ou les très jeunes enfants.

Un point d'accessibilité qui mérite d'être connu : un itinéraire adapté existe, qui descend par ascenseur jusqu'à la Grave et parcourt environ quatre cents mètres jusqu'à la Caverna della Fonte.

Parcours complet≈ 100 minLa GraveGaleriesGrotta BiancaParcours partiel≈ 50 minLa GraveDemi-tour
Durées de visite guidée, hors attente au départ. Seul le parcours complet atteint la Grotta Bianca.

Ce qu'on voit sous terre

La visite commence par la Grave, et c'est un début spectaculaire : une caverne immense, dont la voûte s'ouvre sur le ciel par un puits naturel. La lumière du jour y tombe verticalement, éclairant un cône d'éboulis au sol. C'est par cette ouverture que le réseau a été exploré pour la première fois.

Ensuite, on s'enfonce. Les galeries se succèdent, chacune avec son caractère : des couloirs étroits hérissés de stalactites, des salles où les concrétions prennent des formes qu'on croit reconnaître, des voûtes basses où il faut se pencher.

Le terme du parcours complet est la Grotta Bianca. Elle doit son nom à la couleur de sa calcite, d'une blancheur presque irréelle, considérée comme l'une des plus pures qu'on puisse voir dans une grotte. On y arrive après un long cheminement, ce qui fait beaucoup pour l'effet.

Préparer la visite

Trois choses à savoir, et elles font la différence entre une bonne visite et une visite gâchée.

D'abord la température. Sous terre, il fait entre quatorze et dix-huit degrés toute l'année. En août, quand il en fait trente-cinq dehors, l'écart est brutal : prévoyez un vêtement à manches longues, même s'il paraît absurde de l'emporter en montant dans la voiture.

Ensuite les chaussures. Le sol est par endroits humide et glissant, et le parcours complet fait trois kilomètres avec des dénivelés. Des baskets fermées, pas des tongs ni des sandales de plage.

Enfin la réservation. Les visites se font exclusivement en groupe accompagné, à horaires fixes, et les places d'un créneau sont en nombre limité. En haute saison, se présenter sans avoir réservé, c'est prendre le risque d'attendre plusieurs heures ou de repartir. Les horaires et les tarifs varient selon la saison : consultez le site officiel des grottes au moment de caler votre journée.

Une journée type depuis la masseria

Voici comment nous caleriions la journée, en supposant le parcours complet et une visite en début d'après-midi — le créneau qui met les heures les plus chaudes sous terre.

matinMatinée à la maison, piscine12 hDépart du portail12 h 20Arrivée, déjeuner sur place14 hDescente, parcours complet16 hRetour à la surface16 h 30Retour, baignade avant le soir
Horaires indicatifs, à ajuster selon le créneau de visite réellement réservé.

Et en surface ?

La ville elle-même est une petite commune des Pouilles, avec son centre ancien et ses ruelles, agréable à parcourir une demi-heure après être remonté — mais elle ne justifie pas le déplacement à elle seule.

En revanche, la position est commode. Castellana se trouve à l'intérieur des terres, sur la route qui monte vers la vallée d'Itria : Alberobello et ses trulli sont à un quart d'heure de plus, Locorotondo à peine au-delà. Beaucoup de voyageurs enchaînent les grottes le matin et un village de la vallée l'après-midi.

Nous ne le recommandons pas si vous logez à la campagne. Enchaîner deux visites en pleine journée d'été, c'est passer l'essentiel du temps en voiture et rentrer épuisé — alors que le vrai luxe de loger ici est justement de pouvoir revenir se baigner en milieu d'après-midi et ressortir le soir.

Questions fréquentes

Faut-il réserver pour visiter les grottes de Castellana ?
Oui, en particulier en haute saison. Les visites se font uniquement en groupe accompagné, à horaires fixes et à effectif limité. Se présenter sans réservation en juillet ou en août expose à une longue attente, voire à un refus.
Quel parcours choisir, le partiel ou le complet ?
Le complet, si vos jambes le permettent : trois kilomètres et une centaine de minutes, mais c'est le seul qui atteint la Grotta Bianca, la cavité la plus remarquable du réseau. Le parcours partiel, un kilomètre en une cinquantaine de minutes, reste un bon choix avec de jeunes enfants ou par temps compté.
Quelle température fait-il dans les grottes ?
Entre quatorze et dix-huit degrés, constants toute l'année. L'écart avec l'extérieur en été est considérable : un vêtement à manches longues est indispensable, même par quarante degrés en surface.
La visite est-elle accessible en fauteuil roulant ?
Un itinéraire adapté existe : il descend par ascenseur jusqu'à la Grave, la grande caverne d'entrée, puis parcourt environ quatre cents mètres jusqu'à la Caverna della Fonte. Il ne permet pas d'atteindre la Grotta Bianca.
Combien de temps faut-il compter depuis Polignano a Mare ?
Une vingtaine de minutes de route depuis la campagne entre Polignano et Monopoli, en s'éloignant de la côte vers l'intérieur des terres.
Peut-on enchaîner les grottes et Alberobello dans la journée ?
C'est géographiquement possible — un quart d'heure sépare les deux. Mais en été, enchaîner deux visites signifie passer l'essentiel de la journée en voiture et sous le soleil. Si vous logez à la campagne, mieux vaut garder l'après-midi pour la piscine et repartir un autre jour.

À vingt minutes des grottes

La Masseria 1863 est une maison de campagne pour huit personnes, avec sa piscine et son oliveraie, entre Polignano a Mare et Monopoli.

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