Ostuni depuis la masseria
Quarante-cinq minutes de route, une ville entièrement chaulée posée sur trois collines. La visite se fait à pied et en montée : mieux vaut choisir son heure.

Pourquoi la cité blanche
On voit Ostuni longtemps avant d'y arriver. La ville apparaît de loin, tache blanche étagée sur ses collines au-dessus d'une plaine d'oliviers qui descend jusqu'à la mer. C'est l'une des arrivées les plus spectaculaires de la région, et elle vaut à elle seule le détour par la route basse plutôt que par l'autoroute.
La blancheur n'est pas une coquetterie récente. Le centre historique est chaulé depuis des siècles, et la tradition locale rattache cet usage aux épidémies de peste : la chaux est un désinfectant naturel, elle était bon marché et disponible partout, et Ostuni aurait été largement épargnée. L'histoire est probablement embellie, mais l'habitude, elle, est restée — et les façades sont toujours refaites.
Ce qu'il faut comprendre avant de venir, c'est que la ville est verticale. Les ruelles montent, se transforment souvent en escaliers, et le centre historique se parcourt intégralement à pied. Ce n'est pas une promenade de plain-pied : c'est une ascension, agréable au frais, épuisante à quinze heures en août.
L'heure fait toute la différence
C'est le vrai conseil de cette page, et il découle directement de la géographie : Ostuni, c'est du dénivelé et du blanc réverbérant. À midi en été, la ville est un four, et la lumière écrase tout — les photographies y sont d'ailleurs mauvaises, tout est cramé.
En fin d'après-midi, la même ville devient autre chose. La lumière rase la chaux et lui donne du relief, la température redevient supportable, les habitants ressortent, et les terrasses des points hauts se remplissent au moment où le soleil descend sur la plaine d'oliviers.
Nous conseillons donc l'inverse d'Alberobello : là-bas on y va tôt pour éviter les groupes, ici on y va tard pour éviter la chaleur et prendre la lumière. Les deux villes demandent de choisir son heure, mais pas la même.
Un mot sur le stationnement : le centre historique est en grande partie inaccessible en voiture, et il est réglementé. On se gare dans la ville basse et on monte à pied — ce qui fait partie de la visite.
La fin de journée, heure par heure
Le déroulé que nous conseillons, calé sur la lumière plutôt que sur les horaires d'ouverture.
La plaine d'oliviers
Entre Ostuni et la mer s'étend l'une des plus vastes oliveraies d'Europe, plantée d'arbres dont beaucoup sont millénaires — des troncs énormes, tordus, creusés, qui produisent encore.
La route qui traverse cette plaine est en elle-même une raison de venir. Elle se fait lentement, entre les murets de pierre sèche, et l'on croise régulièrement des masserie fortifiées, certaines en ruine, d'autres restaurées.
Si vous avez le temps au retour, prenez la route côtière plutôt que l'intérieur : elle rejoint la mer vers Torre Canne et remonte ensuite vers Monopoli. C'est plus long d'un quart d'heure et infiniment plus beau au coucher du soleil.
Questions fréquentes
- Pourquoi Ostuni est-elle blanche ?
- Son centre historique est chaulé depuis des siècles. La tradition locale rattache cet usage aux épidémies de peste : la chaux est un désinfectant naturel, bon marché et disponible, et la ville aurait été largement épargnée. L'habitude est restée, et les façades sont toujours entretenues.
- À quelle heure faut-il visiter Ostuni ?
- En fin d'après-midi, à l'inverse d'Alberobello. La ville est bâtie sur trois collines, la visite est une montée continue, et la chaux réverbère fortement : à midi en été, c'est éprouvant et la lumière écrase tout. En fin de journée, elle prend du relief et la température devient supportable.
- Peut-on entrer en voiture dans le centre historique ?
- Très peu : le centre est en grande partie inaccessible aux véhicules et réglementé. On se gare dans la ville basse et l'on monte à pied — la montée fait partie de la visite.
- Combien de temps faut-il pour visiter Ostuni ?
- Deux à trois heures pour le centre historique en flânant, davantage si vous restez dîner. Le dénivelé fait qu'on avance plus lentement qu'on ne le croit.
- Combien de temps de route depuis Polignano a Mare ?
- Environ quarante-cinq minutes vers le sud-est. En prenant la route basse plutôt que l'autoroute, on gagne la vue sur la cité blanche à l'approche.
À quarante-cinq minutes de la cité blanche
La Masseria 1863 est une maison de campagne pour huit personnes, avec sa piscine et son oliveraie, entre Polignano a Mare et Monopoli.